Le 27 mars avec les élèves du collège Lamartine de Paris

Comment jouer en portant un masque quand on a une dizaine d’années et qu’on découvre parfois le théâtre ? Au début, on a peiné, on a subi, on a rêvé de tricher. Mais en période de Covid, hors de question de ne pas jouer le jeu ! Et le jeu, c’était justement de faire avec. Le masque est passé du statut du pire ennemi à celui de meilleur ami. Et après tout, les comédiens grecs supportaient bien de la cire ou du bois sur leur visage, nous pouvons bien nous accommoder d’un bout de tissu relié à nos oreilles, non ? Notre création « Même pas masque ! » interroge donc le lien qui unit le théâtre et le masque depuis l’Antiquité. Sidonie le dit sur la vidéo qui présente notre travail : « le théâtre n’est pas mort », mais le jeu difficilement audible de Selma et Alexis sous leur masque/sac prouve qu’il a tout de même un peu souffert… La dérision l’a ranimé !

Marie Bellanger, professeure de lettres classiques au collège Lamartine de Paris

Le 27 mars avec le lieu unique et le lycée Alcide d’Orbigny

Dans le cadre de l’enseignement de spécialité théâtre, mené par les enseignantes Sarah Normand et Morgane Daniaud pour les lycéens de Seconde en option théâtre, et ceux de Première et Terminale en spécialité théâtre, le lieu unique et le lycée Alcide d’Orbigny organisent et coordonnent des interventions artistiques.

Ces ateliers ont été animés par les compagnies suivantes :
>Secondes – option théâtre : Servane Daniel (Cie A la Tombée des nues) pour un volume de 20h d’intervention artistique dans l’année.

>Premières – spécialité théâtre : Aude Rivoisy (Cie Grizzli) pour un volume de 60h d’intervention artistique dans l’année.

>Terminales – spécialité théâtre : Juan Miño (La Caravelle Théâtre), puis Vanessa Bonnet (Compagnie Last Lunch), pour un volume total de 90h d’intervention artistique sur l’année scolaire. 

En parallèle des ateliers de pratique artistique dispensés au lycée, les élèves des trois niveaux ont l’opportunité d’être accueillis au lieu unique pour une visite de lieu, des rencontres avec des professionnels du lieu unique ainsi qu’un parcours de deux à trois spectacles programmés sur cette fin de saison.

Le 27 mars avec le Théâtre Dunois

S’engager et être en mouvement 

Instagram, Facebook, Youtube sont devenus des nouveaux moyens d’expression qui facilitent l’échange d’idées, d’autant plus dans une société où la tendance est au distanciel. Mais n’y a-t-il pas d’autres moyens pour s’engager ?  Pour s’engager dans la vraie vie ? 

Dans le cadre du projet “S’engager, prendre la parole” du dispositif CREAC de la Région Ile-de-France, les élèves de l’Ecole Du Breuil ont travaillé autour de l’engagement et de la prise de parole aux côtés de la Compagnie les Ouvreurs de Possibles. Ceux-ci se sont appuyés sur la danse et la “volte”, de leur spectacle éponyme pour engager leur corps autant que leur voix. Durant ce stage de trois jours, chacun a réfléchi et débattu autour des causes qu’il défend allant de la dépénalisation du cannabis à la lutte contre le racisme, et de thèmes qui les révoltent tels que la maltraitance policière et les dysfonctionnements de la justice. Ils ont pu discuter ensemble des différentes formes d’engagement, notamment par la mise en mouvement du corps lors de manifestations, ou par la prise de parole à travers le discours de Martin Luther King. 

A la fin de ce projet, les élèves ont pu écrire à la fois seul et en groupe une phrase chorégraphique autour de la volte et y ajouter une phrase sur leur engagement, que nous sommes heureux de partager en cette journée du 27 mars avec l’ANRAT ! 

La Villette, des témoignages sur le spectacle Désobéir

 Des témoignages sur le spectacle Désobéir mis en scène par Julie Berès / Cie les Cambrioleurs.

©  Edouard Richard

La vague d’énergie que vous avez amenée, c’était tellement touchant que j’en ai pleuré ! Vous êtes sublimes dans tous les sens du terme.” 

Ça fait réfléchir et réagir. Si une femme veut porter un voile, elle a droit. Mais si n’elle a pas envie et qu’elle se fait persécuter, je trouve ça horrible !

Deux élèves de 3ème du collège Lucie Faure, Paris 20, suite au spectacle “Désobéir” de Julie Bérès / Cie les Cambrioleurs 

Les théâtres sont fermés ? Qu’à cela ne tienne, les écoles sont ouvertes. Si tu ne viens pas à Lagardère… le théâtre vient à toi. Aujourd’hui, La Villette programme dans le gymnase le spectacle “Désobéir”, de Julie Berès. Équipe technique, production, médiation, tout le monde est là pour cette rencontre magnifique. La grande classe !  Soudain, le lieu est transformé, les bonnes ondes sont palpables (…) Quand les regards s’allument, les rires fusent, les corps réagissent et vivent, les cerveaux bouillonnent, les métiers de tous retrouvent leur pleine signification. Les gens de théâtre retrouvent leur public, les enfants apprennent en vibrant de tout leur cœur et de tout leur corps, les profs jubilent. Voilà l’ESSENTIEL ! 

Laure Grandjean, enseignante de lettres et théâtre au collège Lucie Faure, suite au spectacle “Désobéir” de Julie Bérès / Cie les Cambrioleurs 

 « jouer Désobéir dans ces conditions prenait vraiment tout son sens ! » – Comédiennes du spectacle Désobéir 

C’était vraiment génial ! C’est possible de revenir voir le spectacle une 2e fois cet après-midi !?” 

Deux élèves de 4ème du collège Lucie Faure, Paris 20, suite au spectacle “Désobéir” de Julie Bérès / Cie les Cambrioleurs 

Sérieusement, on va arrêter de jouer “Désobéir “ dans les théâtres les filles. On s’obstine à jouer dans des salles de spectacles avec des décors mais en fait ce spectacle, il est fait pour être jouer comme ça dans un gymnase de collège. C’est la meilleure scène que l’on puisse rêver pour jouer “Désobéir“.

 Julie Bérès à ses comédiennes, metteuse en scène du spectacle “Désobéir”  

J’ai assisté avec mes élèves de 5e au spectacle Désobéir la semaine dernière. Je souhaiterais par ce mail féliciter les comédiennes.  Les élèves, même s’ils ont peu montré leur enthousiasme : ont adoré !! Nous en avons parlé pendant 1h le lendemain. Ils ont ressenti toutes sortes d’émotions, comme moi même. Ils ont reconnu les artistes devant eux … Ils m’ont dit « on n’a pas chanté mais derrière nos masques en silence, on participait ».  Donc un grand bravo et merci aux comédiennes et à toute l’équipe. Merci pour ce beau moment si rare ces temps-ci “ 

Sarah Mussard, professeure des écoles au collège Politzer, Bagnolet, suite au spectacle “Désobéir” de Julie Bérès / Cie les Cambrioleurs 

Lycéens citoyens, sur les chemins du théâtre avec le théâtre de la Colline

 ©  Tuong-Vi NGUYEN

Lycéens citoyens a pour ambition de placer le théâtre au carrefour de la rencontre entre élèves de milieux scolaires et socioculturels différents. Aux quatre coins de la France, des lycéens de filière professionnelle travaillent en binôme avec des lycéens de filière générale et participent ensemble à un parcours de découverte du théâtre (ateliers de jeu, parcours de spectateurs, rencontres, rédaction d’un carnet de bord).

245 lycéens prennent part à ce programme d’inclusion et d’égalité des chances par l’éducation artistique et culturelle mené en partenariat avec  le Grand T, Théâtre de Loire-Atlantique, la Comédie, Centre dramatique national de Reims et le Théâtre National de Strasbourg.

En savoir plus : https://www.colline.fr/publics/lyceens-citoyens-sur-les-chemins-du-theatre

Le 27 mars avec la MC2 : Grenoble

Dans le cadre de ce projet, la MC2 a souhaité donner la parole aux lycéens en spécialité théâtre. Nous avions envie de valoriser le travail de ces jeunes qui sont coupés depuis l’année dernière des salles de spectacle à cause de la situation sanitaire actuelle. Ils sont également coupés d’un public puisqu’ils ne peuvent pas montrer leur travail, la MC2 devait les accueillir en juin dernier. Nous leur avons proposé de s’exprimer sur 3 sujets : leur pratique du théâtre, les pièces étudiées en classe, la fermeture des théâtres et des lieux culturels. Lors de ces interviews, nous avons partagé de beaux moments avec eux, ils se sont livrés et ont exprimé des choses fortes. Nous les remercions !

Le 27 mars avec… 11 élèves de terminal en spécialité théâtre du lycée Saint-Sulpice et le Théâtre de la Tempête

Dans le cadre de l’opération « Le 27 mars, les enfants du siècle prennent la parole » proposée par l’ Anrat, les élèves de terminale en spécialité théâtre du lycée Saint-Sulpice du 6eme arrondissement de Paris s’expriment à tour de rôle sur leur rapport au théâtre. Découvrez une galerie de témoignages d’adolescents à la fois intimes, spontanés et touchants.

Quoi qu’il arrive, les enfants du siècle prendront la parole !

Malgré les difficultés qu’entraînent les restrictions sanitaires, de nombreuses structures culturelles, acteurs éducatifs et “enfants du siècle” ont participé à l’opération “27 mars, les enfants du siècle prennent la parole”.

Les projets menés par :

le théâtre La Coupe d’Or, le théâtre l‘Etoile du Nord, le Nouveau théâtre de Montreuil, la comédie de Valence, le théâtre National de Nice Le Monfort théâtre, le théâtre du Pélican, Le Grand Tle lieu Unique, la Comédie de Reims, le théâtre la Tempête, le collège Alphonse de Lamartine, l’Établissement public du parc et de la grande halle de la Villette, le théâtre Dunois, le théâtre des quartiers d’Ivryla Minoterie, la MC2 Grenoble, le théâtre Jean Vilar de Montpellier , Le théâtre du Cristal, le théâtre de Jouy-le-Moutier, le théâtre 71, le théâtre de Saint Quentin en Yvelines, le théâtre l’Archipel, le TnBA, La Colline, le TDB du BriançonnaisTHEA – Action Nationale de l’OCCE  seront mis en avant sur ce site. 

La situation que nous traversons depuis quelques mois met en évidence l’importance des liens entre le monde de l’éducation et le monde du spectacle vivant, en particulier par le maintien de la plupart des projets construits en partenariat et par l’accueil de spectacles en milieu scolaire alors que les salles restent fermées. Dans ce cadre, il nous semble essentiel de valoriser des projets avec les enfants du siècle. 

Le Théâtral magazine a d’ailleurs relayé l’information dans cet article  !